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Designs pour Disney Beauté

Au cours de mes expériences, j’ai eu la chance de collaborer avec des marques cherchant à développer des produits sous licence avec des partenaires industriels.

C’est le cas de Disney ; groupe connu principalement pour ses médias et ses parcs, sa richesse de personnages et d’histoires en fait également un groupe prisé pour développer des produits dérivés, qui touchent essentiellement les enfants.

Bref, pour ce projet concernant le département Beauté, j’ai travaillé sur le design de sticks à lèvres destinés à une cible de jeunes femmes adultes en utilisant comme personnages des princesses Disney.

Il s’agissait donc d’adaptation de visuels existants afin de les rendre plus matures et graphiques, avec une utilisation de la couleurs en accord avec l’univers des personnages et des tendances.

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collaboration avec Disney Beauté – sticks à lèvres Princesses pour adultes ©Disney

Les produits finaux véhiculent des notions de joie, de parfum et de gourmandise pour Blanche-Neige ou de féminité, élégance et romantisme pour Cendrillon.

Noël en vue!

Halloween passé, il faut maintenant se concentrer sur les choses sérieuses… Noël! En effet, vos boîtes aux lettres papier et virtuelles et autres réseaux sociaux vous le rappellent déjà : il serait donc préférable de ne pas commettre d’impair lors du choix des présents à offrir…

Si vous êtes intéressés par le beau et le durable, 1.618 pourrait être la solution. Mais qu’est-ce que c’est, 1.618? Il ne s’agit pas que du nombre d’or :), c’est surtout une vision éthique du luxe par une structure (1.618 Paris) qui soutient, met en avant les entreprises (auparavant sélectionnées par un comité d’experts) dont les produits correspondent aux valeurs suivantes :

Création – Innovation – Luxe – Art – Développement Durable

Quelques domaines abordés : high-tech, beauté, mode ou hôtellerie…

Alors, quand 1.618 Paris propose via un e-shop sur Spootnik une sélection d’objets (sélection mensuelle), je ne peux que vous suggérer d’y faire un tour : c’est ici!

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page d’accueil e-shop 1.618 sur le site Spootnik – extrait de la sélection de novembre 2016 – © 1618.spootnik.com

En ce début de week-end, je vous souhaite un très bon shopping!

Bernard Schottlander ou Serge Mouille ?

Je l’ai rencontrée un jour d’octobre 2014. Avec sa silhouette très fine et flexible, elle est réellement atypique. Accordant beaucoup d’importance à l’esthétisme, je ne pouvais que tomber sous le charme. Mais qui est-elle?

Elle, elle s’appelle Mantis BS1.

Luminaire - Lampadaires - Lampadaire Mantis BS1 / Schottlander - Réédition - Tripode - DCW éditions - Noir / Abat-jour noir - Acier, Aluminium

lampe Mantis BS1 de Bernard Schottlander – © DCW éditions

En effet, je vais vous parler « lampes » aujourd’hui!

Je l’ai rencontrée lors d’une expérience dans la décoration haut de gamme. J’ai beaucoup appris à la connaître dans un premier temps, pour me rendre compte finalement que les professionnels de la décoration connaissent plus facilement des lampes de Serge Mouille, dont le dessin date de la même époque, et qui effectivement présente quelques traits en communs. Mais reprenons cette histoire, l’histoire, dans l’ordre.

Retour dans les années 50.

Serge Mouille (1922-1988), après avoir obtenu son diplôme d’orfèvrerie à l’Ecole des Arts Appliqués de Paris en 1941 ouvre son propre atelier; puis son propre studio de métallurgie en 1945. En 1953, le designer Jacques Adnet l’embauche pour concevoir des luminaires ; il consacrera finalement tout le reste de sa vie aux lampes!

Pour cet article, je me suis intéressée à une partie seulement de son oeuvre : les lampes ayant un abat-jour dans le même esprit que celles de Bernard Schottlander.

photos-luminaires_abat-jour-tetons-de-serge-mouille-9lampadaire trois bras pivotants – © sergemouille.com

photos-luminaires_abat-jour-tetons-de-serge-mouille-8applique cinq bras pivotants – © sergemouille.com

photos-luminaires_abat-jour-tetons-de-serge-mouille-11plafonnier deux bras fixes – © sergemouille.com

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suspension trois bras dont un pivotant – © sergemouille.com

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plafonnier six bras pivotants, noir et blanc – © sergemouille.com

Je décrirais donc ces luminaires comme ayant un design très organique, inspiré des insectes. Les lignes sont directes, tendues, l’épaisseur des tubes métalliques est variable. On est au-delà du simple outil d’éclairage et du simple travail d’esthétisme : Serge Mouille ne s’est pas arrêté à la facilité : ses lampes, par leur construction, leur adaptabilité et leur présence graphique voire architecturale ne peuvent pas laisser indifférent.

Quand à la Mantis BS1, elle a été dessinée par Bernard Schottlander (1924–1999). Né en Allemagne, il fuit en Angleterre en 1939 et travaille pendant la guerre comme soudeur. Il suit ensuite des cours de sculpture puis monte son atelier à Londres. En 1963, il décide de se consacrer exclusivement à la sculpture. Inspiré par l’oeuvre d’Alexander Calder et de ses célèbres mobiles, il crée en 1951 une collection de luminaires nommée Mantis.

Luminaire - Appliques - Applique Mantis BS2 / Schottlander - L 153 cm - Réédition - DCW éditions - Noir / Abat-jour noir - Acier, Aluminium

applique Mantis BS2 de Bernard Schottlander – © DCW éditions

Luminaire - Lampes de table - Lampe de table Mantis BS3 / Schottlander - H 84 cm - Réédition - DCW éditions - Noir / Abat-jour noir - Acier, Aluminium

lampe de table Mantis BS3 de Bernard Schottlander – © DCW éditions

Luminaire - Suspensions - Suspension Mantis BS4 / Schottlander - Réédition - DCW éditions - Noir / Abat-jour noir - Acier, Laiton

plafonnier Mantis BS4 de Bernard Schottlander – © DCW éditions

Luminaire - Appliques - Applique Mantis BS5 / Schottlander - Réédition - DCW éditions - Noir / Abat-jour noir - Acier, Laiton

appliques Mantis BS5 de Bernard Schottlander – © DCW éditions

Je trouve le dessin des Mantis plutôt doux, moins « accrocheur » à l’œil : tubes métalliques à épaisseur constante, abat-jour plus dans la rondeur… La notion de mouvement, d’oscillation est présente sur certains modèles équipés d’un système de réglage et d’un astucieux pivot-contrepoids. On retrouve donc le lien avec le travail de Calder, l’équilibre, le jeu mécanique et la ligne.

Bref, aujourd’hui beaucoup de personnes confondent par exemple le lampadaire Mantis BS1 de Bernard Schottlander avec le lampadaire droit de Serge Mouille ou attribue le premier au second, peut-être tout simplement par ignorance du travail de Bernard Schottlander : effectivement moins populaire. Il est en tout cas intéressant de constater que 2 créateurs, sans lien apparent et avec deux formations et démarches différentes et engagées aient pu créer des objets ayant la même fonction avec une esthétique globale proche (corps des lampes tout en finesse et abat-jour forme « tétine »).

schottlander_mouilleà gauche, le lampadaire droit de Serge Mouille (©sergemouille.com), à droite la Mantis BS1 de Bernard Schottlander (© DCW éditions)

Il ne s’agit là que d’un détail dans l’histoire du design, mais bon…
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Vous pourrez voir de nombreux intérieurs avec ces lampes sur le Pinterest de Luxe, Design et autres curiosités : . Vous constaterez par vous-même les confusions 😉 Sauriez-vous toutes les attribuer au bon designer?
Vous souhaitez plus d’informations sur le travail de ces designers? Je vous invite à visiter les sites des éditeurs :
Bonne lecture!

Les D’Days arrivent!

Les D’Days se tiendront donc du 30 mai au 5 juin. Mais qu’est-ce que c’est, les D’Days?

A l’origine nommés les Designer’s Days, cette semaine a comme ambition de faire connaitre la variété de la création du design (showrooms, écoles, manufactures…) via des expositions et autres scénographies spécialement créées pour cette période : un véritable rendez-vous dédié à tous les amateurs d’arts appliqués et une belle opportunité pour le grand public de franchir quelques portes… même en dehors de Paris pour cette édition!

Plus d’informations ici

Voir la carte des lieux : ici

Luxe Design et éthique

Nous sommes à une époque où règne une certaine standardisation, montrée et partagée via les médias, et qui fait souvent le jeu du design comme de certaines marques de luxe/haut de gamme ; peut-être à mon grand dam. Je veux bien suivre (dans le sens d’être au courant) les modes, les tendances, mais difficile pour moi de les appliquer, de rentrer systématiquement dans les cases. Même si ces schémas semblent être promesses d’un bonheur accessible, je reste convaincue que ce qui fait réellement rêver est un peu plus loin. J’aime les objets, surtout les miens : je m’y attache et essaie de les garder le plus longtemps possible. Comme si mon objet était unique, avait presque une âme, même s’il est issu d’un pur process industriel (sûrement de l’autre bout du monde) et que je peux retrouver ses « sosies » aux quatre coins du monde (ou à peu près). Mais, je le répète, j’aime les objets, d’autant plus s’ils sont de qualité, originaux, répondant à certaines éthiques (respect des standards internationaux de conditions de travail, faible impact sur l’environnement…). Malheureusement, je ne peux pas forcément, en tant que cliente/consommatrice individuelle, avoir une influence sur ces points, voire même en être informée, bercée comme je peux l’être par le chant des marques en qui, par défaut, j’ai confiance. Donc pour ce faire, j’attends beaucoup de ces marques…

Ça tombe bien, je suis de plus en plus entendue ! Le made in France (attention à sa définition) a le vent en poupe depuis quelques années déjà ; gage de qualité, savoir-faire, originalité, innovation… et emplois préservés. Cette mention est vue actuellement comme une réelle valeur ajoutée ; c’est quelque part dommage que ce soit finalement un « plus » alors que cela pourrait juste être une base… Pour avoir un état des lieux approximatifs, je vous propose de visionner l’excellent reportage « L’année où j’ai vécu 100 pour 100 français », (http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid6918-c-made-in-france.html) ou la difficulté aujourd’hui à consommer et s’équiper uniquement « made in France » ; le résultat de plus de 30 ans de délocalisation…

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Made in France, l’année où j’ai vécu 100% français – © http://www.senscritique.com

Mais, l’heure est à l’optimisme ! Des maisons de luxe/haut de gamme fabriquent toujours en France, voire certaines créent des usines et apportent la formation nécessaire à leurs employés (Hermès, Repetto…) ; ce sont de belles réussites sociales, qui contribuent bien sûr aussi à prolonger la promesse des produits.

La qualité, le fait main, la rareté, l’originalité se développent maintenant à tous les niveaux, pour toutes sortent d’objets : bijoux «  faits mains par la créatrice dans son atelier parisien » à l’objet d’exception (Dymant : http://www.dymant.com/fr/) : la noblesse des matières, l’objet comme l’artisan sont valorisés, le travail manuel retrouve toutes ses lettres de noblesse, voire devient tendance et gage d’avenir.

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exemple de produit sur le site Dymant – © http://www.dymant.com

Et apparaît le positionnement du « slow » ; comme le mouvement « slow made » (http://slowmade.fr) : valoriser une fabrication éthique de produits durables et vendus au prix juste…  ou le « slow design », respectueux de l’environnement par les matériaux, la fabrication, l’optimisation du volume pour les transports… comme le travail du designer David Trubridge (www.davidtrubridge.com).

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studio de l’équipe du designer David Trubridge – © http://www.davidtrubridge.om

Car si on parle de luxe, ces points de réflexion (impact environnemental des transports, qualité des finitions…), eux, reviennent au designer : que ce soit à propos de la fabrication, comme de l’impact sur l’environnement du produit ou autre, ils sont bel et bien liés au rôle du designer : à lui de concevoir/proposer des objets dans ce sens, de surprendre, tout comme à lui de faire changer, si besoin, les mentalités internes.

Si les consommateurs se sentent de plus en plus concernés par « la face cachée » des objets qu’ils achètent, le « conçu en France » ou « entreprise française », « marque française » pour masquer une fabrication délocalisée et ne correspondant peut-être pas à l’attente éthique du consommateur ont-ils encore de longues décennies devant eux, surtout quand le consommateur pense déjà mettre le prix nécessaire ? Et est-ce que ces consommateurs seraient prêts à investir dans le coût réel d’une fabrication locale ?

On peut s’interroger aussi sur l’obsolescence programmée, qui pour certains domaines (téléphonie par exemple) n’a pas forcément besoin d’être générée par le fabricant : en effet, face à l’évolution rapide des performances ou tout simplement l’importance donnée, dans certains milieux, à la possession de L’objet dernière version… En opposition à ces courants, on peut voir que des marques se démarquent justement (site http://www.buymeonce.com/), en proposant des produits conçus pour durer… longtemps, et donc ne pas être renouvelés rapidement : presque impensable ! Et un peu moins abordable…

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visuel page d’accueil – © http://www.buymeonce.com

Est-ce que l’idéal, s’il existe, serait la possibilité de consommer comme au temps de nos (arrières) grands-parents : vêtements, accessoires en cuir, électroménager… conçus et fabriqués en France, à un coût raisonnable ; mobilier, art de la table, décoration… artisanalement faits en France, à un coût élevé mais que l’on va essayer de garder toute une vie ?

Et si « c’était mieux avant… » ?

D’autres visuels de produits éthiques sont disponibles sur le Pinterest de Luxe Design et autres curiosités