Noël en vue!

Halloween passé, il faut maintenant se concentrer sur les choses sérieuses… Noël! En effet, vos boîtes aux lettres papier et virtuelles et autres réseaux sociaux vous le rappellent déjà : il serait donc préférable de ne pas commettre d’impair lors du choix des présents à offrir…

Si vous êtes intéressés par le beau et le durable, 1.618 pourrait être la solution. Mais qu’est-ce que c’est, 1.618? Il ne s’agit pas que du nombre d’or :), c’est surtout une vision éthique du luxe par une structure (1.618 Paris) qui soutient, met en avant les entreprises (auparavant sélectionnées par un comité d’experts) dont les produits correspondent aux valeurs suivantes :

Création – Innovation – Luxe – Art – Développement Durable

Quelques domaines abordés : high-tech, beauté, mode ou hôtellerie…

Alors, quand 1.618 Paris propose via un e-shop sur Spootnik une sélection d’objets (sélection mensuelle), je ne peux que vous suggérer d’y faire un tour : c’est ici!

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page d’accueil e-shop 1.618 sur le site Spootnik – extrait de la sélection de novembre 2016 – © 1618.spootnik.com

En ce début de week-end, je vous souhaite un très bon shopping!

Et hop ! Comme par magie…

Et hop, comme par magie… une nouvelle rubrique! J’ai décidé de créer une nouvelle catégorie, plus orientée sur l’inspiration et la créativité.

A date, je l’ai nommée inspiration/recherches : je pense y poster dans un premier temps quelques-uns de mes « mood boards ».

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Et pour commencer, ce sera une ambiance zen, via ce board créé dans le cadre d’une recherche de palette de couleurs pour une marque de cosmétiques-soins naturels, souhaitant offrir une expérience d’utilisation proche de celle d’un spa… détente et sensorialité assurés!

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mood board « zen » : ambiance d’un spa à la maison

Bernard Schottlander ou Serge Mouille ?

Je l’ai rencontrée un jour d’octobre 2014. Avec sa silhouette très fine et flexible, elle est réellement atypique. Accordant beaucoup d’importance à l’esthétisme, je ne pouvais que tomber sous le charme. Mais qui est-elle?

Elle, elle s’appelle Mantis BS1.

lampe Mantis BS1 BL de Bernard Schottlander – © DCW éditions

En effet, je vais vous parler « lampes » aujourd’hui!

Je l’ai rencontrée lors d’une expérience dans la décoration haut de gamme. J’ai beaucoup appris à la connaître dans un premier temps, pour me rendre compte finalement que les professionnels de la décoration connaissent plus facilement des lampes de Serge Mouille, dont le dessin date de la même époque, et qui effectivement présente quelques traits en communs. Mais reprenons cette histoire, l’histoire, dans l’ordre.

Retour dans les années 50.

Serge Mouille (1922-1988), après avoir obtenu son diplôme d’orfèvrerie à l’Ecole des Arts Appliqués de Paris en 1941 ouvre son propre atelier; puis son propre studio de métallurgie en 1945. En 1953, le designer Jacques Adnet l’embauche pour concevoir des luminaires ; il consacrera finalement tout le reste de sa vie aux lampes!

Pour cet article, je me suis intéressée à une partie seulement de son oeuvre : les lampes ayant un abat-jour dans le même esprit que celles de Bernard Schottlander.

photos-luminaires_abat-jour-tetons-de-serge-mouille-9lampadaire trois bras pivotants – © sergemouille.com

photos-luminaires_abat-jour-tetons-de-serge-mouille-8applique cinq bras pivotants – © sergemouille.com

photos-luminaires_abat-jour-tetons-de-serge-mouille-11plafonnier deux bras fixes – © sergemouille.com

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suspension trois bras dont un pivotant – © sergemouille.com

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plafonnier six bras pivotants, noir et blanc – © sergemouille.com

 

Je décrirais donc ces luminaires comme ayant un design très organique, inspiré des insectes. Les lignes sont directes, tendues, l’épaisseur des tubes métalliques est variable. On est au-delà du simple outil d’éclairage et du simple travail d’esthétisme : Serge Mouille ne s’est pas arrêté à la facilité : ses lampes, par leur construction, leur adaptabilité et leur présence graphique voire architecturale ne peuvent pas laisser indifférent.

Quand à la Mantis BS1, elle a été dessinée par Bernard Schottlander (1924–1999). Né en Allemagne, il fuit en Angleterre en 1939 et travaille pendant la guerre comme soudeur. Il suit ensuite des cours de sculpture puis monte son atelier à Londres. En 1963, il décide de se consacrer exclusivement à la sculpture. Inspiré par l’oeuvre d’Alexander Calder et de ses célèbres mobiles, il crée en 1951 une collection de luminaires nommée Mantis.

applique Mantis BS2 GR-BL de Bernard Schottlander – © DCW éditions

lampe de table Mantis BS3 GR-BL de Bernard Schottlander – © DCW éditions

plafonnier Mantis BS4 BL de Bernard Schottlander – © DCW éditions

appliques Mantis BS5 BL de Bernard Schottlander – © DCW éditions

Je trouve le dessin des Mantis plutôt doux, moins « accrocheur » à l’œil : tubes métalliques à épaisseur constante, abat-jour plus dans la rondeur… La notion de mouvement, d’oscillation est présente sur certains modèles équipés d’un système de réglage et d’un astucieux pivot-contrepoids. On retrouve donc le lien avec le travail de Calder, l’équilibre, le jeu mécanique et la ligne.

Bref, aujourd’hui beaucoup de personnes confondent par exemple le lampadaire Mantis BS1 de Bernard Schottlander avec le lampadaire droit de Serge Mouille ou attribue le premier au second, peut-être tout simplement par ignorance du travail de Bernard Schottlander : effectivement moins populaire. Il est en tout cas intéressant de constater que 2 créateurs, sans lien apparent et avec deux formations et démarches différentes et engagées aient pu créer des objets ayant la même fonction avec une esthétique globale proche (corps des lampes tout en finesse et abat-jour forme « tétine »).

schottlander_mouilleà gauche, le lampadaire droit de Serge Mouille (©sergemouille.com), à droite la Mantis BS1 de Bernard Schottlander (© DCW éditions)

Il ne s’agit là que d’un détail dans l’histoire du design, mais bon…
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Vous pourrez voir de nombreux intérieurs avec ces lampes sur le Pinterest de Luxe, Design et autres curiosités : . Vous constaterez par vous-même les confusions 😉 Sauriez-vous toutes les attribuer au bon designer?
Vous souhaitez plus d’informations sur le travail de ces designers? Je vous invite à visiter les sites des éditeurs :
Bonne lecture!

Que reste-t-il…?

Un post plus personnel cette fois…

Il y a quelques années déjà, l’emploi que j’avais à l’époque ne me rendait plus heureuse. De son côté, professionnellement parlant, mon compagnon était souvent en déplacement à l’étranger. Lorsque nous parlions, c’était essentiellement de boulot et ce n’était pas des plus agréables…

L’heure des vacances arriva enfin et notre esprit avait regagné une certaine légèreté. Au programme? Visites, découvertes, soleil et bons repas… Un jour, que nous longions un célèbre monument mon compagnon s’arrêta, puis rebroussa chemin… Pour regarder avec intérêt quoi? Le bâtiment en face du monument. Oui. Il s’agissait en fait d’une grande bâtisse, visiblement un ancien hôtel restaurant, à l’abandon depuis quelques années. Alors que j’étais passée devant sans me poser de question, ce ne fut pas le cas de ma moitié.

Là où je voyais une architecture plus du tout entretenue, lui voyait une chance de changer de vie : quitter nos emplois qui pompaient notre énergie pour travailler ensemble, créer nos jobs…

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partie de la façade

Bref, une nouvelle vie où nous serions pleinement acteurs de nos fonctions et dans un cadre des plus agréables. Pour lui, il s’agissait d’une réelle opportunité. Pour moi, c’était à ce stade trop loin de mes pensées… Et rien n’indiquait que ce bien était à vendre. La suite des vacances fut quand même fortement influencée par cette idée de reprise d’affaire, tout à fait possible pour lui, doux rêve naissant pour moi : « analyse » de la concurrence, visite de boutiques de mobilier, discussion sur la décoration…

Une fois rentrés, je repris le chemin de mon travail, quand à mon compagnon, toujours motivé, il fit de son côté pas mal de recherches sur cet hôtel, mais trouva peu d’informations : anciennement un hôtel emblématique de cette ville touristique, datant du 17è ou 18è siècle, à l’abandon depuis 10-15 ans… Contrairement à ce que je pouvais penser Internet n’a pas réponse à tout… Laisser tomber? Ce serait mal connaître ma moitié et peut-être que mes soucis grandissant avec mon travail l’encourageaient à poursuivre ses investigations… qui se révélèrent finalement payantes! Quelques mails échangés avec les actuels propriétaires, un rendez-vous pris et nous voici, partant  « secrètement » un vendredi après le boulot direction l’aéroport pour un week-end peut-être dans notre future ville. C’était fou, ce n’était tellement pas moi, mais c’était tellement bien… Un projet si challengeant, un vrai changement de vie…

La visite, d’une certaine manière, fut intéressante : l’intérieur nous a révélé le réel état de cet hôtel : désastreux, et son réel éclat passé : peintures murales abîmées par les moisissures, escalier grandiose dont la rampe en bois vernis, quand elle n’avait pas été arrachée était devenue grise de poussière, terrasses avec vues imprenables et plafonds effondrés, sols de marbre et mobilier art nouveau cassé, poignées sculptées et vitres brisées, fer forgé et murs tagués, boiseries et déchets…

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escalier gris de poussière et peintures murales détériorées

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boiseries, verres gravés…

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poignée de porte ancienne

Les nouveaux habitants des lieux étaient soit des chats sauvages, l’odeur d’urine étant bien présente soit sur le toit des arbres…

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sur le toit terrasse, une forêt s’est invitée

Face à cet ancien faste, mon enthousiasme me faisait imaginer quelques élégantes femmes ajustant leur chapeau, des bals au son d’un piano, ou des enfants courant dans les grands escaliers… et pourquoi pas plus tard un spa dans les caves voûtées, une décoration entre style art déco avec de l’artisanat local et confort contemporain, des bouquets de fleurs parfumés, des animations culturelles… pour préserver l’histoire et le patrimoine de ce lieu qui se dévoilaient à nos yeux.

Cependant il fallait se rendre à l’évidence, la belle endormie n’était en fait plus qu’une ruine. Nous entamâmes quelques négociations, mais le prix demandé nous semblait tellement prohibitif vue la quantité de travaux à effectuer… Nos rêves se voilèrent de poussière, à l’image de ce lieu : nous savions le potentiel énorme mais il n’était pas à notre portée. Il ne nous était donc pas possible d’avancer dans ces conditions, ce qui fut plutôt difficile à accepter.

Nous décidâmes chacun à notre manière de résoudre nos problèmes professionnels, ou plutôt de prendre notre mal en patience et tenter quelques changements mais ce pseudo équilibre trouvé ne dura pas très longtemps. Ce projet avait comme un petit goût d’échec, un peu un sentiment de nostalgie et de frustration. En nous, entre nous persistait cette idée, cette projection d’un autre avenir et nous devinions avec peine les détériorations du bâtiment progresser. Nous n’étions pas non plus « hantés »par ce projet, mais il représentait quelque part l’opportunité d’un autre développement personnel et professionnel, de plus de temps passé ensemble et d’un réel investissement (énergie, argent, temps) pour nous.

Bref, après quelques petites années et face à nos impasses professionnelles respectives, peut-être que nous étions devenus plus mûrs aussi, je décidais de refaire des recherches : inquiète pour ce lieu je me dirigeais rapidement vers Internet, qui là, ne donna beaucoup (trop?) de réponses. L’hôtel était « tombé » dans les mains d’un groupe international qui a su l’exploiter grandement : les photographies de chambres contemporaines paradaient sous mes yeux, dans des tons de beige, marron foncé et gris, les faux plafonds avec des spots intégrés et éclairages indirects… Une piscine avait été créée, une salle de sport débordait d’électronique… Je ne reconnu plus le lieu, pour moi son âme avait disparu. J’ai eu l’impression que tout avait été rasé, effacé, pillé : toutes les touches d’histoire, de patrimoine : les tableaux, le bel escalier, les vitres en verre gravé, les belles poignées, le marbre au sol… Tout! Tout? Non ; à l’arrière-plan d’une photo, au bord de la piscine je pouvais distinguer la cloison de fer forgé, portant les initiales du nom de l’hôtel située initialement dans le hall d’entrée, tel un trophée d’un passé devenu histoire : une page avait été définitivement tournée.

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cloison en fer forgé, lors de notre visite et actuellement

Je me demande ce que sont devenus « les restes » de la vie précédente de cet hôtel : tableaux, menuiserie, meubles… Détruits, vendus…?

Quelle est la définition de patrimoine, où commence-t-elle? Doit-on conserver tout ce qui est art/artisanat et d’une autre époque?

Qu’en pensez-vous?

Musée consacré au Street Art

Le Street Art, de plus en plus reconnu sur la scène artistique internationale, devient également outil de promotion de la culture pour tous.

Mais, que serait la reconnaissance d’un art sans l’existence d’un musée dédié?

Ce sera bientôt chose faite avec l’ouverture d’un musée avec collection permanente, exclusivement dédié au Street Art, basé à Paris.

Ce projet est porté par Xavier Niel : vous pensez au dirigeant de Free? Pensez également à sa casquette de fondateur de l’atypique école 42, car c’est dans les locaux de cette école que Art 42 (nom du projet) sera inauguré ce samedi 1er octobre, à l’occasion de la Nuit Blanche.

En quelques chiffres : ce sont 150 œuvres (dont certaines créées in situ), plus de 50 artistes dans un espace de 4000m²…

Côté artistes, attendez-vous à y voir les œuvres de Banksy, JR, Shepard Fairey, C215,  Jeff Aerosol…

C’est donc un très ambitieux projet, qui mérite d’être soutenu!

Donc, notez bien :

Art 42 – 96 boulevard Bessières – Paris 17 (M° Porte de Clichy)

Ouverture au public pour la Nuit Blanche le samedi 1er octobre, puis les mardis en nocturne de 19h à 21h et les samedis de 11h à 15h.

Ouverture officielle le 5 octobre.

Plus d’informations : www.art42.fr