Auteur : Luxe Design et autres curiosités

Laurence Saugé / Boutures d’objets

Bonjour,

Je suis ravie de reprendre la plume, cela fait un bon moment que je n’avais pas posté d’article… Alors en plus, pour ouvrir ma nouvelle rubrique « interviews», je ne peux que me réjouir !

Donc oui, j’ai fait une rencontre, une jeune femme qui vient de créer son entreprise : une belle histoire à propos de beaux objets… Je vous laisse lire la suite pour en savoir plus !

Et surtout, merci Laurence Saugé d’avoir pu donner de ton temps pour cet article.

portrait L.SAUGE réduit

Laurence Saugé

Bonjour Laurence, tu viens de créer Boutures d’objets, une maison d’édition d’objets. Est-ce que tu pourrais nous expliquer déjà qu’est-ce qu’une maison d’édition d’objets et quelle est la spécificité de la tienne?

J’aime bien repartir de la définition de l’édition, qui est la reproduction et la diffusion donc la commercialisation d’une œuvre.

Une maison d’édition de design, sélectionne des designers et leurs créations en fonction d’une ligne éditoriale qui peut être définie par un produit, un style, un matériau, une région, des valeurs etc…

Le fil conducteur de Boutures d’objets est la mise en valeur de matériaux étonnants conçus à partir de déchets, dans des créations haut de gamme et contemporaines. Boutures d’objets s’inscrit dans des valeurs de « slow design ».

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exemple de matériau utilisé : PET, issu d’emballages recyclés – lampe Volubilis, design Jenna Kaës

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PET, issu d’emballages recyclés – lampe Astreus, design Marc Juran

Et avant Boutures d’objets, quel était ton parcours? Comment cela t’a aidé? Quel a été l’élément déclencheur pour cette reconversion?

Je suis diplômée de l’ESIEC, école d’ingénieur rémoise spécialisée en packaging, et après une 1ère expérience dans le secteur parapharmaceutique j’ai travaillé 11 ans en développement packaging pour une grande société de parfums et cosmétiques – Shiseido. Ma plus grande expérience a été en tant que chef de projet pour les parfums JP Gaultier. J’ai adoré car c’est une marque très créative qui m’a permis de travailler sur des projets et matériaux très variés. Ensuite j’ai eu l’opportunité d’évoluer vers le management d’équipe et la gestion de projets transverses notamment en innovation et en écoconception.

J’ai beaucoup appris sur des aspects techniques et humains et surtout j’ai acquis grâce à mes managers et collègues la confiance en moi nécessaire pour me lancer. Intégrer des valeurs de développement durable dans mon métier en créant ma structure a toujours été mon objectif, j’ai pris le temps de le réaliser en passant par la case formation création d’entreprise entre 2017 et 2018. Il n’y a pas eu un élément déclencheur mais une multitude de signaux pro, perso et même politiques qui m’ont dit, allez c’est le moment !

Peux-tu nous expliquer comment tu as élaboré tes objets et combien de temps cela t’a pris pour arriver aux produits finis? Quelles difficultés éventuelles as-tu rencontrées?

Avant de rencontrer les designers avec qui j’allais travailler, j’ai fait beaucoup de recherches sur les matières, récupéré des échantillons etc…

En juin 2018 j’ai rencontré la plupart des designers grâce au speed dating designer-éditeur organisé par le VIA. Ensuite les différents projets se sont construits progressivement : soit en partant de projets existants de designers que nous avons adaptés en fonction des matières, soit les designers m’ont proposé des créations en s’inspirant des matières que je leur ai proposées.

Le développement des produits m’a pris entre 6 mois et un an (certains ne sont pas encore tout à fait finis), le temps de trouver des partenaires industriels et gagner leur confiance, de beaucoup réfléchir, lever les problèmes techniques, financiers, lever les doutes…

La difficulté est surtout d’avancer sur le développement des pièces tout en créant l’entreprise, le site internet etc… Il y a beaucoup de paramètres à intégrer, prioriser et éventuellement déléguer.

Heureusement, j’ai eu la chance de rencontrer Valérie Windeck qui est une designer expérimentée – Valérie a très vite adhéré au projet et m’a proposé de m’accompagner en tant que directrice artistique. Ensemble nous avons construit l’identité et le style de la marque Boutures d’objets.

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Double vase Vaseas, design Valérie Windeck existe en 2 finitions : coquille d’huîtres et bleu

Quels sont tes critères de validation pour un objet?

Pour rentrer dans la collection, l’objet doit déjà me plaire, être cohérent avec les autres projets, à la fois dans le style et dans la mise en exergue de la matière.

Ensuite il doit pouvoir être fabriqué en France en petite série et pouvoir être écoconçu : pour exemple un projet de luminaire avec des led intégrées que l’on ne peut pas remplacer est rédhibitoire.

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Lampe à poser Scalaé, design Marin Thuéry
existe en 3 finitions : brique, sable de fonderie et coquille d’huître

Tu as récemment participé, pendant la Design Week de septembre à l’exposition du concours de design zéro déchets organisée par le Syctom à Ground Control. Quelles ont été les réactions des visiteurs en découvrant tes objets, les matériaux utilisés…? 

Beaucoup de visiteurs ont été surpris par les matières – surtout par les coquilles d’huîtres et les plastiques aux effets de marbre ou de pierre -, et beaucoup ont apprécié l’esthétique des projets, et le fait que recyclage et haut de gamme soient compatibles. C’est le message que je voulais passer donc je suis très contente de ces retours. 

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Lampe à poser Solarium, design Valérie Windeck
disque en PET recyclé issus de déchets industriels d’emballage et pieds en PEHD issu de plastiques collecté sur des plages du Sénégal et de déchets issus d’automobiles

As-tu d’autres actualités de prévues où nous pourrions voir tes objets?  Où souhaiterais-tu pouvoir les proposer à la vente?

J’espère participer au prochain salon Maison & Objet pour rencontrer des professionnels de la décoration et des distributeurs qui pourraient présenter mes produits dans leurs boutiques, en France et en Europe.

Pour les particuliers la collection sera disponible en ligne, sur le site de Boutures.

Pour les Orléanais intéressés, je peux envisager l’organisation d’une présentation des produits !

Tu as déjà parcouru un bon chemin; aujourd’hui, où en es-tu? Quel est ton challenge actuel, voire ton futur?

Le challenge est maintenant de faire connaître au plus grand nombre le projet Boutures d’objets, de fabriquer les 1ères petites séries de la collection et surtout les vendre !

Pour me donner de l’élan, j’ai lancé une campagne de financement participatif*, et en soit c’est un véritable challenge que de solliciter, relancer son réseau !

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Housse de coussin Herbaé, motif créé par Brice MG
67% coton recyclé (chutes de tissu retissées)  18% polyester  11% polyester recyclé (à partir de bouteilles PET) 4% autres fibres recyclées (part d’incertitude liée au recyclage des textiles)

Où vois-tu Boutures d’objets dans 10 ans? Quels sont tes objectifs pour ton entreprise?

Ma vision actuelle est que dans dix ans, la société Boutures emploierait quelques salariés, j’aurais peut-être un associé, et ensemble nous développerions d’un côté la collection Boutures d’objets – avec chaque année de nouvelles innovations matières – et en parallèle nous travaillerions sur des projets de création sur-mesure de produits écoconçus pour des entreprises… on en reparle dans 10 ans !

Et toi : comment se déroule ta journée d’entrepreneuse? Aurais-tu des conseils pour celles et ceux qui aimeraient créer leur entreprise?

Joker ! C’est assez compliqué de travailler seule, de trouver son rythme et son organisation… Donc pour l’heure je n’ai pas suffisamment de recul pour donner des conseils… Mais pour imager mon quotidien, j’ai le sentiment de faire une grande marche en montagne, certains jours je fais du surplace, d’autres je prépare mon plan de route et j’avance bien, parfois je dois attendre une éclaircie pour avancer… L’important est de garder le cap et de profiter de chaque jour de marche pour découvrir et se découvrir !

Tu as la parole ! Si tu souhaites faire passer un message pour trouver des partenaires…

Ce qui me motive au quotidien, c’est réunir des designers, industriels ou artisans autour de projets concrets qui correspondent à des attentes de consommateurs, utilisateurs…

Je suis à l’écoute de toute proposition de partenariat, pour mettre en avant une nouvelle matière, pour des projets sur-mesure, pour des collaborations avec d’autres marques…

Je vois toutes ces possibilités de partenariats comme autant de boutures de plantes qui composeront un jardin que je souhaite ouvert à tous !

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Photophore Luce, design Valérie Windeck
Verre (bouteille de vin), socle en Wastérial composé au minimum de 75% de matière usagée et d’un liant

Et si on souhaite te contacter ?

Le plus simple est de me contacter par mail, laurence@boutures.fr.


Merci beaucoup Laurence d’avoir partagé avec nous ta passion et ton enthousiasme et également de nous avoir ouvert les portes de Boutures d’objets, une très belle aventure dont nous entendrons sûrement reparler rapidement.

* Retrouvez la campagne de financement participatif sur Ulule, pour commander les produits de Boutures d’objets en prévente et à tarif préférentiel.

N’attendez pas, c’est jusqu’au 20 octobre : https://fr.ulule.com/boutures/

Pour plus d’informations sur Boutures d’objets :  https://boutures.fr/

Quizz de mai : réponses

Bonjour,

voici donc les réponses au quizz de mai!


 

Question Luxe

Quelle maison de joaillerie française a comme motif iconique depuis 20 ans le Cœur Entrelacé?

Pendentif Cœur Entrelacé

il s’agit d’une « jeune » maison, qui s’installe Rue de la Paix à Paris en 1975 : Poiray.

Ses créations, joaillerie et horlogerie, sont exclusivement dédiées aux femmes.

Mots d’ordre : « le bijou précieux doit être à la fois élégant, créatif, et doit pouvoir se décliner et se porter au gré des occasions. »

Ainsi, la joaillerie est proposée en multiples couleurs de pierres précieuses et la montre Ma Première devient vite un classique car elle offre la possibilité de changer facilement de bracelet…

Un vent de fraîcheur à quelques pas de la très classique Place Vendôme.

Plus d’informations : https://www.poiray.com/fr/
photographie : copyright Poiray


Question Design

Qui est le designer de ce tabouret?

Stool 60 clear lacquer_WEB

Il s’agit du tabouret 60, dessiné par Alvar Alto en 1933. Il devient vite un objet iconique grâce à sa forme épurée et la simplicité de son matériau (bouleau de Finlande) et a été fabriqué à plusieurs millions d’exemplaires, et décliné ensuite dans différents coloris.

C’est à la fin des années 20 qu’Alvar Aalto, architecte et designer, a commencé à expérimenter le pliage du bois pour mettre au point un nouveau procédé (breveté) appelé « jambe en L », offrant stabilité et résistance à l’usure.

Plus d’informations : https://www.artek.fi/en/products/stools
photographie : copyright Artek


Question Autres Curiosités

Quelle matière, brevetée en 1909 et considérée comme révolutionnaire, souvent de couleur sombre, fut utilisée tant pour des boules de billard que pour les téléphones et radio, dans la première moitié du XXème siècle?

Il s’agit de la bakélite, développée par Leo Baekeland, chimiste belge. Elle se révèle légère, résistante à la chaleur et à de nombreux produits chimiques, isolant électrique… Ses nombreuses propriétés lui permettent donc d’être utilisée pour beaucoup d’objets! Elle est désormais remplacée par d’autres plastiques.

Quizz de mai

Hello,

Pour ce mois de mai, j’ai décidé de vous proposer un petit quizz Luxe, Design et Autres Curiosités, soit 3 questions. Les réponses seront l’objet d’un article dans quelques jours…
A vos claviers, j’attends vos propositions en commentaires 🙂


 

Question Luxe

Quelle maison de joaillerie française a comme motif iconique depuis 20 ans le Cœur Entrelacé?

Pendentif Cœur Entrelacé

Question Design

Qui est le designer de ce tabouret?

Stool 60 clear lacquer_WEB

Si vous avez la réponse, précisez aussi l’année 🙂

 


Question Autres Curiosités

Quelle matière, brevetée en 1909 et considérée comme révolutionnaire, souvent de couleur sombre, fut utilisée tant pour des boules de billard que pour les téléphones et radio, dans la première moitié du XXème siècle?

 


 

Les réponses seront donc dans un prochain article : si ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous au blog ou suivez la page Facebook pour être informés ; à bientôt!

L’appartement du futur : suite

La visite se poursuit donc dans la chambre des jeunes enfants : ils ont été gâtés! Que de technologies et jeux connectés… Tous? Non!

Rapidement les jeux pour les jeunes enfants :

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Un château Lego : les briques sont spécifiques et permettent à l’objet d’être intégré dans une réalité augmentée visible via l’écran de son portable. En effet, via une application dédiée, en regardant le jouet via le portable toute une série d’animations entre en jeux (fantômes à éliminer, ennemis cachés…).

Autre jeu : ce plateau qui permet de construire de multiples parcours pour des billes : plutôt sympathique!

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Quittons la chambre du jeune pour rejoindre celle du moins jeune, avec ce jeu :

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Un jeu de question : pour gagner il suffit d’être le premier à faire le tour complet. Qu’est-ce qu’il y a de nouveau? Une catégorie de question, « intuition »… Par exemple : à quelle distance est la plus proche station d’essence? Pour avoir la réponse, il suffira donc d’interroger Google : #googlemonmeilleurami #googlequeferaisjesanstoi #googlemasauve…

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On s’amuse bien, on souhaite immortaliser cet instant? Hop, on imprime une photo de son téléphone portable sur cette mini imprimante…

Et pour finir, dans la chambre de cet ado, qu’est-ce qu’il y a d’autre?

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La réalité virtuelle : casque et 2 manettes vous plongent dans différents jeux. La sensation est assez surprenante, le réalisme vraiment réussi.

Et la visite se termine…

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Cette visite est bien sûr intéressante pour plusieurs points : connaître les innovations que nous serons susceptibles d’utiliser au quotidien mais amène aussi une réflexion sur l’évolution de la place des objets dans notre habitat : quels changements pour les nouvelles générations… On peut se demander effectivement s’il est préférable d’être aussi connectés et dépendants de cette technologie qui nous guide, nous aide… mais est-ce qu’elle nous aide réellement, finalement, à apprendre, à évoluer, à se développer par nous-même…? Est-ce qu’à l’avenir nous aurons quasi toutes nos interactions qu’avec des machines? On nous parle « monde », connectivité… Mais vivre dans une réalité de plus en plus virtuelle ne nous coupe pas tout simplement des joies les plus simples?

Cette exposition ne laissera pas indifférent.

Pour ma part, j’ai été déçue par la qualité de vie qu’on nous propose : de moins en moins d’interactions entre humains (chacun ses occupations…). J’ai aussi été déçue car je m’attendais à l’appartement du futur, un futur beaucoup plus éloigné et plus prospectif, prenant d’avantage en compte les tendances et nécessités à venir : comment sont recyclées toutes ces technologies, interrogation sur les rôles des pièces par exemple en rendant la cuisine utile par tous les membres de la famille et productrice d’aliments (potager intérieur), en ayant plus d’espaces de moments de partages pour privilégier l’échange, l’éducation, la culture internationale et l’ouverture d’esprit… A mon sens, cette exposition aurait du s’appeler « l’appartement de demain ».

J’ai l’impression qu’il sera de plus en plus difficile de faire barrage à un certain niveau de technologie à la maison : le frein actuel, qui devrait s’atténuer avec le temps, étant essentiellement le budget nécessaire à la majorité de ces appareils.

Plus d’informations :

https://www.lappartementdufutur.com/ : visite gratuite, sur réservation

L’appartement du futur

Ce 10 mai au matin, j’ai fait partie des premiers à découvrir « l’appartement du futur ». Je vous entends déjà : « mais de quoi s’agit-il? Dis-nous, dis-nous!… » Devant tant d’insistance, je me dois donc de donner plus de détails.

« L’appartement du futur », c’est avant tout une belle opération de communication du couple Fnac-Darty : l’aménagement d’un appartement parisien de 530m² avec des objets technologiques « à la pointe » ou « futuristes » (=pas encore disponibles en vente mais pour bientôt).

Soyons clairs : si vous êtes contre les technologies « connectées » et souhaitez limiter les écrans et autres intelligences artificielles dans votre domicile, passez votre chemin.

Bref, à l’accueil vous faites un retour dans le passé : téléphones au cadran que l’on faisait tourner, minitel… Ces objets du passé nous parlent et nous rappellent de (lointains) souvenirs…

J’ai choisi dans cet article de vous parler des objets qui m’ont le plus marquée ; passons donc dans la partie « future » en gagnant le séjour : maxi écran TV avec une qualité d’image exceptionnelle… Mais l’innovation qui me semble la plus intéressante est finalement la suivante : IMG_20190510_103054 La TV qui peut passer en mode « déco » : plutôt que d’avoir un rectangle noir quand elle ne fonctionne pas, on choisit de mettre une photo et l’objet TV devient cadre. Ici on peut voir une photo d’éléphants qui est donc une TV « camouflée ».

Une petite faim? Passons à la cuisine : la scénographie est très engagée : pièce sombre et couleur phosphorescente.

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Mais le plus intéressant se situe côté préparation : IMG_20190510_103627

Avec notamment cette plaque de cuisson : en cas de cuisson de steak par exemple, on peut sélectionner le type de cuisson désiré et choisir l’épaisseur du morceau pour être sûr d’avoir le résultat souhaité… Autre exemple : vous faites fondre du chocolat et devez vous absenter? Pas de risque qu’il attache grâce au choix du mode approprié, associé à un sonde permettant de contrôler la température de votre chocolat… Donc pas de mauvaise surprise.

IMG_20190510_104012Ensuite, le voilà enfin, le frigo qu’on imagine depuis 10 ans et dont on nous parle depuis 5 ans : le frigo connecté. Équipé de caméras, il prend en photo l’intérieur en cas de doute sur son contenu quand nous sommes en magasin. Il nous indique aussi les produits en fin de date de consommation, si nous les avons saisies préalablement. Et oui, il y aura quand même quelques efforts à fournir!

Nous avons bien mérité un peu de repos : passage à la chambre. J’ai retenu les Sleepbuds :

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Ce sont des oreillettes qui s’intègrent facilement et ne créent pas de gêne. Elles limitent les bruits extérieurs et surtout proposent des sons : bruits de la mer… pour aider à s’endormir. A noter aussi d’autres objets permettant de veiller à notre bon repos : analyse de la qualité de notre sommeil…

Nous passons ensuite à la salle de bain. Bien sûr, on attend le miroir connecté : bingo!

img_20190510_105446.jpgCelui-ci se connecte effectivement pour se maquiller en suivant des tutos, vous rappelle de prendre vos médicaments ou précise que la veille votre lavage des dents n’était pas des plus optimums. Il a aussi la délicatesse de vous proposer de contrôler votre vue. Dans le cas de ce produit, les données ne sont pas communiquées sur le net, une réelle protection qui répond à un besoin de plus en plus présent.

Intéressant aussi, la balance. Sa durée de charge couvre une année, donc adieu les piles!

IMG_20190510_105401Elle donne le poids bien sûr, mais aussi la masse de graisse, d’eau, des os et… le rythme cardiaque. Donc on évite de se stresser avant de se peser.

Côté salle de bain des enfants,  miroir connecté aussi présent !

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Il va prendre en compte les différents profils d’utilisateur, proposer de la radio… Bref, assez technologique avec un design moins froid.

Il reste encore la chambre des enfants, jeunes et ado : vous savez, ceux qui jouent beaucoup… Je vous en parle dans un prochain article!

Parlez-moi (zéro) déchets

Le sujet des déchets est vraiment d’actualité : pour preuve le nombre croissant de consommateurs souhaitant se rapprocher le plus du « zéro déchet » : donc rien dans les poubelles.

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Adieu jetable, mono-usage, adieu black Friday, adieu fast food aussi… bonjour fruits et légumes du jardin/du balcon/du rebord de la fenêtre, panier de couture, boîtes de conservation en verre…

Cela pourrait sembler simple au premier abord : moins et mieux acheter, réutiliser, recycler, donner plutôt que jeter… Mais en pratique, ce n’est pas toujours évident, voici quelques écueils :

  • les freins culturels type « il faut acheter des vêtements, des objets dès que c’est les soldes », donc sans interroger ses besoins réels. Et est-on obligés de suivre les dernières modes, tendances? Est-on assez informés sur les fabrications des vêtements, objets que l’on souhaite acheter : fabrication locale et/ou dans quelles conditions? Quel impact sur l’environnement? Souhaite-on « entretenir » une certaine société de consommation, ou une marque avec une éthique humaine et environnementale douteuses?
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  • les freins d’hygiène type « le jetable est forcément plus propre que le tissu que l’on réutilise : lingettes, mouchoirs… ». Peut-être faut-il s’interroger sur la composition des produits jetables : sont-ils réellement sans impact sur la santé? Et leurs emballages en plastique? Une chose est sûre, ils ont un impact sur l’environnement… et sur votre porte-monnaie en comparaison de mouchoirs ou lingettes durables. Et pour rappel, un coup de fer à repasser sur un mouchoir et hop, au revoir les microbes…
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  • la nécessité apparente que nos enfants doivent avoir plein (trop) de vêtements, de jouets… A quoi cela sert d’entasser des jouets, peluches que l’enfant n’utilise jamais? Faire des listes pour les anniversaires et Noël permet de limiter les jouets en double, et pourquoi pas privilégier des jouets de qualité et durables, quitte à en avoir moins?
  • la facilité d’acheter des produits dans des emballages non réutilisables alors qu’on peut trouver une autre solution : faire soi-même ses repas, ses biscuits, ses cosmétiques, ses produits d’entretien…

Mais être « zéro déchets » n’est pas que penser à faire disparaître ses poubelles : c’est aussi voir au-delà et prendre en compte l’impact environnemental de son mode de vie : limiter sa consommation d’eau aux seuls besoins, remettre en question ses moyens de transport, privilégier des produits à faible empreinte carbone grâce aux produits locaux (alimentation, entretien, vêtements), choisir le bon fournisseur d’énergie, le meilleur moteur de recherche… c’est donc tout le quotidien qui se trouve passé à la loupe et remis en question si besoin.

Et au final, ce n’est plus aussi simple car facilement générateur de frustrations : la frustration de peut-être reculer, la frustration de ne pas toujours être bien informé… ou bien compris dans sa démarche.

Car acheter un pull en polaire issu du recyclage de bouteilles en plastique cela peut paraître bien au premier abord, mais apprendre ensuite que ce vêtement libère des microparticules de plastiques pendant son lavage, microparticules qui finiront probablement dans l’océan… ce n’est plus acceptable. Alors on arrive à des situations de plus en plus complexes, si on souhaite rester conforme à ses convictions, ses engagements. Des situations aussi de plus en plus critiquables par des zéro déchets plus expérimentés : on espère faire bien en achetant aux producteurs locaux mais ce n’est pas forcément bio, on espère faire bien en achetant des marques françaises mais elles importent leurs matières premières, on espère faire bien en tentant d’influencer des proches à cette démarche alors qu’on risque au contraire de les braquer…

Heureusement, de plus en plus de communautés aident à cette transition : associations, groupes sur les réseaux sociaux… il est donc plus simple et plus rapide d’avancer dans ce sens : on partage ses astuces, recettes, retour d’expériences… Ainsi on peut se mettre à la couture pour réparer de manière esthétique un accroc à son pantalon ou transformer celui-ci en sac s’il est trop abîmé, acheter des lingettes lavables durables et de qualités pour faire son ménage, fabriquer ses propres tawashis… Cuisiner avec ses enfants les biscuits de la semaine, avec des produits frais, locaux et de saisons… Et plus largement redécouvrir ces petits plaisirs du fait soi-même.

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Mais certains fabricants ne sont pas en reste : les initiatives de matériaux et d’objets à base de (futurs) déchets se multiplient : meubles en bois de palette, objets à base de déchets plastiques ramassés sur les plages… Ou emballages que l’on met en terre et d’où sortira des fleurs… La créativité, en plus du challenge, est de mise!

Et vous, quelle est votre initiative zéro déchet?

 

visuels d’illustration : Pixabay

Vis ma vie de créatif

Les loisirs créatifs ont beaucoup évolué ces dernières années. A une époque, il s’agissait surtout d’apprendre des techniques : peinture, vannerie, tricot…  jusqu’à maîtriser un minimum les bases, les premiers gestes, gagner en assurance, rapidité, autonomie…

Viennent ensuite la reproduction de ces techniques, la reproduction des modèles… Pour développer son sens critique, s’interroger sur sa créativité…

Et si on avait l’âme aventureuse ou simplement le temps (encore du temps) et l’envie d’aller au-delà, développer sa patte, son style, son univers et son expertise… Bref, ses propres créations. Pour soi d’abord : satisfaction personnelle, volonté de voir son évolution, ses progrès, ses tentatives, ou par purs défis…

Voire pour les autres : et si ma passion, mon savoir-faire, pouvait intéresser, pouvait se vendre? Le genre de questions souvent non sollicitées par nous-même, qui germent en nous à la suite d’échanges avec des proches, après un sympathique « j’aime bien ce que tu fais »…

Je pense que c’est souvent de cette manière que naissent de nombreuses marques, entreprises, souvent très chargées d’investissement personnel, d’émotions, de valeurs et d’un réel souhait de partage.

Mais de là à en vivre, et rapidement SVP : guère aisé!

Mais l’idée de partage est là, tenace : elle est la pierre angulaire d’un nouveau « business » : en complément de la vente d’objets, on « vend » son savoir-faire. Voire on vend surtout son savoir-faire : une bonne façon de s’enrichir d’échanges et de faire grandir différemment son aventure entrepreneuriale.

exemple d’atelier proposé sur wecandoo.fr @we can doo

Le curieux, potentiel client, peut donc découvrir, apprendre, vivre un morceau d’un job créatif souvent loin de son quotidien ou se projeter futur créateur via ce type d’atelier. Et avec en prime, la fierté d’avoir fait de ses mains un objet « autre » qu’il ramènera et peut-être modifiera un peu son ordinaire.

Les ateliers sont variés sur laboudeuse-paris.fr @la boudeuse

Bref, de nouveaux loisirs, qui permettent de se sensibiliser à des savoir-faire : du travail du créatif seule la partie la plus « passion » est partagée : l’expérience en est que plus ludique.

Maison & Objet : Atmosphère d’ailleurs

Sur le salon Maison & Objet, j’ai également découvert Atmosphère d’ailleurs.

Les objets de cette société sont le résultat de chines, qui appellent au voyage : voyage géographique et temporel.

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anciennes portes

Les objets sont en bon état :  prêts à être réutilisés ou à décorer votre espace. Et surtout, ils viendront toujours avec leurs histoires.

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anciennes roues de char de processions religieuses

IMG_20190121_122957Le temps et l’usure ont bonifiés les matériaux, les fonctions ont déterminé les formes et les proportions sont très agréables à l’œil.

Attention : pour apprécier au mieux ces objets rares, il est préférable de bénéficier d’explications sur leurs histoires : leurs utilisations initiales, leurs raretés à ce jour…

Un exemple avec la photo ci-dessous :

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Ge Ba encadrés

Je vous copie-colle les explications du site : « Les « Ge Ba », ces « peintures de tissu » sont nées en Chine de la nécessité qui prélude à l’art du réemploi : de la colle de riz pour assembler à plat sur une planche un col de veste trop usée, une poche encore solide, un fragment de robe de mandarin effilochée, c’est le recyclage traditionnel des vêtements devenus importables même par les plus pauvres. Ce matériau va alors resservir dans le vêtement, mais discrètement : doublure, renforts, semelles de chaussures.

Sur ces « galettes de tissus », on retrouve les couleurs de la vie chinoises : le bleu de la «veste Mao» l’indigo, le brun, et le noir, du petit peuple, les semis de fleurs strictement réservés aux enfants, le chanvre imprimé au bloc, la soie « peau de requin » et les fragments de calligraphies réchappées de la révolution culturelle.

Ces collages, tous des pièces uniques réalisés dans les années 50 à 70 avaient vocation à être découpés. C’est en ce sens que l’on peut parler d’œuvres éphémères. Certains ont été sauvés et collectionnés dès les années 60 par François Dautresme, créateur de la Compagnie Française de l’Orient et de la Chine.

Art brut, éphémère, les « Ge Ba », sont de magnifiques tableaux, qui évoquent étonnamment les peintures de Paul klee, Nicolas de Staël, et Serge Poliakoff.

Cette collection fut partiellement exposée au Musée Guggenheim à Bilbao et au Centre Pompidou, puis à la Fondation EDF à Paris, sans pour autant être proposée à la vente, à la grande déception du public, qui les découvrait dans un mélange d’étonnement et d’admiration. Il ne tient qu’à vous de vous approprier une pièce de cette collection unique au monde. »

C’est donc une énorme consistance, ici on ne surfe pas sur une tendance!

La société ayant plus de 20 ans, elle nous révèle une réelle expertise de cultures anciennes et fondamentalement différentes de la nôtre.

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Bref, cette sélection soignée d’objets invite à la découverte, mais aussi à l’humilité.

Plus d’informations : http://www.atmospheredailleurs.com , showroom à 30 minutes de Paris.

 

Maison&Objet : Moya

J’ai eu la chance de pouvoir me balader sur le salon Maison&Objet : c’est toujours intéressant pour les tendances et innovations certes, mais aussi pour découvrir de jolies marques, comme Moya.

Alors Moya, qu’est-ce que c’est? C’est avant tout la valorisation d’une matière naturelle, l’écorce de bouleau. Cette matière est travaillée traditionnellement en Sibérie, d’où vient Anastasiya Koshcheeva, la jeune designer fondatrice de cette marque. Son travail se situe donc à l’intersection d’un savoir-faire traditionnel et d’un design épuré, efficace et intemporel.

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La matière est prélevée sur l’arbre sans l’endommager. Chaque objet fait avec cette matière naturelle est donc unique par sa texture. De plus, le toucher est légèrement velouté.

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Ce matériau a surtout de nombreuses propriétés : je vous laisse voir ci-dessous ce qui est précisé sur le site :

Il est donc utilisé pour des meubles, des boîtes en contact avec de la nourriture… et ses différentes nuances naturelles lui permettent également d’être proposé comme panneaux de décoration murale… derniers développements de la marque.

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L’offre de produits est donc large ; j’imagine que d’autres développements sont en cours.

En plus de la pertinence des produits : la scénographie (photos, choix des couleurs), qui crée tout de suite un univers et l’excellente connaissance des produits des personnes présentes sur le stand, leur plurilinguisme sont des points positifs : les valeurs de la marque sont facilement (et sincèrement) transmises… Bref, un échange agréable !

 

Plus d’informations : http://moya-birchbark.com

exposition Japon-Japonismes. Objets inspirés, 1867-2018 – suite

Concernant la suite de cette exposition, j’ai préféré sélectionner des objets mettant plus en avant des expérimentations de matières.

Après la thématique de la nature, un autre thème cette fois-ci abstrait : le mouvement.

Ci-dessous des créations de vannerie : la forme semble se définir au cours de la réalisation. Le résultat est assez inhabituel visuellement : superpositions, espaces, croisements… La complexité du travail semble disparaître au profit de l’aspect graphique.

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Toujours dans l’idée de construction d’un volume à partir de bandes, une tenue dont l’esthétique est définie par de nombreux plis et superpositions. La lumière rasante dévoile les nombreuses marques de pliages.

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La forme suivante navigue entre l’abstrait et le figuratif, et entre les plis et les ondulations…

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Les plis toujours, avec cet éventail que j’aurais bien aimé manipuler : en effet, est-ce que cet objet, malgré ses reliefs, peut toujours être fermé?

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Et enfin, le thème de l’innovation, toujours dans l’expérimentation de matières, l’assemblage, les jeux de lumière…

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Certes, une exposition riche et intéressante « sur le papier » : de nombreuses pièces très qualitatives… mais peut-être trop nombreuses, au détriment de la clarté des messages.

Il était donc pour moi, difficile de prendre le temps nécessaire à la contemplation, à la comparaison, à la réflexion, tout au long du parcours. Une exposition à faire en plusieurs fois peut-être, pour mieux l’apprécier?

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exposition jusqu’au 3 mars 2019, MAD Musée des Arts Décoratifs, 107-111, rue de Rivoli, 75001 Paris